Comment je suis devenue une Geek

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  • par ESENS

Aujourd’hui on ne va pas parler tech, on va parler réorientation ! Ou comment devenir développeur, et dans mon cas, développeuse, avec une formation initiale à l’opposé de l’informatique.

Donc pose ton bloc note, aujourd’hui pas de tuto mais plutôt un partage d’expérience.  

Initialement je suis ingénieure en agroalimentaire : les process de fabrication du Petit Ecolier c’est ma passion ! C’est donc tout naturellement, à la fin de mon école, que j’ai voulu me diriger vers la R&D agroalimentaire.

Seulement voilà, je n’arrivais pas à trouver ma place dans ce milieu, notamment à cause de mon manque d’expérience. Mais je ne me laisse pas abattre pour autant !

Et puis un beau jour, je reçois un message dans ma boite mail. Ca parlait de BI, de KPIs, de bases de données… Un tout autre monde pour moi, très loin des légumes et de la mécanique des fluides.

De nature curieuse, je fais mes petites recherches. OK, donc ça parle d’aider les entreprises en présentant la donnée de manière efficace pour permettre des prises de décision rapide… Ça m’intéresse ! Let’s go, je vais à l’entretien pour creuser d'avantage le sujet !  



Quelques tests de logique et deux trois entretiens plus tard, me voilà projetée dans un tout nouvel univers, celui du conseil en informatique décisionnelle - ou BI, ç'est à dire Business Intelligence, pour faire plus classe !

Première étape : se mettre à niveau sur tout ce qui est base de données, monde de l’informatique, outils de reporting...

Pour ceux qui se posent la question, non ce n’est vraiment pas compliqué d’apprendre le SQL ou de savoir manipuler un outil de reporting complexe. Tout est une question de logique, et si parfois vous bloquez sur un concept, essayez de l’imager ou de faire des parallèles avec ce que vous connaissez. C’est ce qui m’a le plus aidé dans ma réorientation.

Un exemple très simple, j’avais du mal avec la notion d’objet de la couche sémantique et de la couche applicative. Je ne savais pas quel objet allait dans quelle catégorie et puis j’ai fait le parallèle couche sémantique = mot et couche applicative = phrase. Il faut des mots pour faire une phrase, donc pour créer des objets de la couche applicative, il faut utiliser des objets de la couche sémantique ! Un exemple tout bête, mais qui m’a pourtant bien aidé.  

Me voilà donc motivée comme jaja avec la tête remplie de nouvelles choses, prête à rentrer… EN MISSION !

Première mission : on me place chez un client en tant que junior avec un binôme plus expérimenté. Et c’est ce point précis qui est très important. RIEN n’est plus formateur que d’apprendre avec quelqu’un qui est à l’aise sur son sujet. C'est le fait de pouvoir s'appuyer sur un mentor qui permet souvent de prendre confiance en soi au début d’une reconversion professionnelle.

Et puis, au fur et à mesure du temps, on acquière de l’expérience, des réflexes, on commence à faire des choses plus complexes, on prend plus de responsabilités, on intervient sur plusieurs étapes de la chaine décisionnelle et, point important, on apporte notre touche (féminine) au dashboard.

Au final, on se rend compte qu’on est capable, qu’on a rudement bien fait d’aller à cet entretien pour lequel on ne connaissait que la moitié des mots de la fiche de poste ^^

Ce qu’il y a de bien dans ce métier, c’est que chaque jour ne se ressemble pas du tout !

Viens découvrir le process de fabrication d’un biscuit, euh... d’un dashboard !  

Tout commence par une réunion avec le métier (le marketing, par exemple) pour qu’ils nous exposent leur problème. Imaginons qu’ils stockent leurs résultats de vente dans un tableau Excel (ouhlalaaaaa pas très sexy tout ça !)? C’est là que nous, supers consultants, nous intervenons ! On va discuter des graphiques à ajouter au tableau de bord, leur emplacement, les couleurs, etc. Du design, mais pas que. On va également parler du public visé et de la source de la donnée.



Une fois que le cahier des charges est rempli, on part sur la qualité de la donnée. Est-ce que tous les champs sont bien remplis ? Est-ce que le format de la donnée est correct ? Où aller chercher l’information ? Fichier plat ou base de données ? Ça y est, le check sur la data est fait, elle est là, elle est belle ! Maintenant, il faut la stocker quelque part.

La plupart du temps, on utilisera une base de données. Et c’est ensuite la partie la plus fun et la plus créative du process : la construction du dashboard ! Allez, hop, hop, hop ! On construit les graphiques, on met un peu de couleur, on n’oublie pas de mettre des logos pour égayer le tout et TA-DAAAAAA ! Terminé !

Raconté comme ça, ça paraît facile... Mais tout ce processus peut prendre entre 3 et 4 mois entre les différents aller-retours avec le client, les problèmes techniques, etc. Mais ce qui est important, c’est de faire preuve d’adaptabilité car chaque problème a sa solution !

Aujourd’hui, je suis un peu plus à l’aise dans une discussion tech. La chose la plus drôle c’est que même avec mes copines on se pose des questions sur nos problèmes tech dans nos conversations WhatsApp, chose impensable pour moi il y a quelques années.

Autre fait marquant, je code (héhé) et je me suis rendue compte qu’en fait ça pouvait carrément m’aider dans mon quotidien. En dehors des process de biscuit, mon autre passion c’est la couture/broderie/tricot. Et bien figurez-vous qu’on peut développer des scripts Python pour s'aider à trouver facilement des patrons de couture !  

So you go girls (et les boyz aussi) ! Sort de ta zone de confort, et vieeeens ! On est bien ! ;)



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Article rédigé par Aude, Ingénieure Microstrategy chez ESENS | Retrouvez tous nos articles sur le Blog ESENS

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